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Poème  » Le serin « 

 A  SAFA, DJAWED ET MOHAMED 


   

 

Ou suis-je ?se  dit le petit serin dans la cage

Pourquoi suis-je surveillé par ce gros visage ?

Il me fait peur !le sait-il ?il se rapproche encore !

Il me verse de l’eau et des graines, mais il ignore

Que j’envie ceux qui sont dehors, dans la lumière,

Sur les arbres, dans les buissons et dans les airs.

Je ne suis pas le chat de la maison qu’on caresse ;

Je ne miaule pas mais répands partout l’allégresse.

Je ne suis pas le chien fidèle et bon, gardant le foyer ;

Je chante et vole en tout lieux mais ne sais aboyer.

Mon printemps dure quatre longues saisons

A l’ombre, je n’ai ni froid, ni peur, ni frissons.

A l’aurore, Je gazouille la gaieté et cache  la langueur

Le soir, je sème la quiétude et voile de mes ailes l’ardeur.

Moi aussi, comme dame nature,  je connais le désir,

Mais,  frustré, peiné, meurtri, las et sevré de plaisir,

Je dépéris, je décline, et ma légère âme me quitte,

Oui !  J’ai une âme et un cœur qui bat et s’agite.

Je veux mourir au loin dans les bois, et sentir le jasmin,

Battre des ailes une dernière fois et suivre mon chemin.

28 novembre, 2009 à 14:25


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